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Séminaire REVIP "Rendre le Vivant Politique"

Publié le 2 octobre 2026 – Mis à jour le 2 octobre 2026

Le cycle de séminaires REVIP rassemble des chercheurs de l’ULB s’interrogeant au sujet des modes d’existence des vivants.1 Intéressés par des objets d’étude pluriels, ce séminaire les regroupe sous cette idée d’entrée du vivant en politique et sa mise en scène à l’ère de l’anthropocène.2 Si le séminaire aborde cette entrée du vivant en politique par la façon dont il est gouverné par les humains3, il ne néglige pas l’hypothèse inverse que les humains sont gouvernés par le vivant. Ils sont en effet également tributaires des ressources naturelles qui façonnent leurs systèmes politiques à l’instar de la « démocratie comme pétrole ».4 Le séminaire rassemble sous cette entrée du vivant en politique les récents travaux de recherche en sciences sociales qui dévoilent la manière de gouverner les vivants sous les traits d’une histoire critique de l’anthropocène5, de la financiarisation de la nature6 ou des micropolitiques néolibérales comme celles du recyclage7. Ces perspectives visent à clarifier les enjeux politiques liés à l’inscription du vivant dans le tissu des normes, des règles et des significations humaines.

Le séminaire adopte une posture critique par rapport aux lectures anthropocentrées qui tendent à réduire les modes d’existence des vivants au périmètre d’un rayonnement strictement humain. Il propose ainsi un espace pour remettre en question la frontière entre humains et non-humains.8 En effet, cette séparation repose sur des asymétries entre eux et engendre des controverses sociotechniques du vivant en politique9. A cet égard, les notions d’environnement et de nature apparaissent toutes deux comme porteuses d’un projet de domination des vivants. Ainsi, le concept d’environnement exprime une posture anthropocentrée dont la finalité serait de construire un environnement sain pour les humains, mais au détriment d’autres humains et de non-humains.10 Les discussions du séminaire pourront ainsi explorer une posture d’équité inter-espèces afin de dépasser ces limites ontologiques intrinsèques à la notion d’environnement. Quant au concept même de nature, il repose sur l’extériorité de modes d’existence du vivant par rapport aux humains que construit la division nature/culture. Elle s’impose vis-à-vis des altérités et porte en elle un projet politique de naturalisation des relations entre les vivants. Les discussions seront aussi l’occasion d’interroger ce projet politique en révélant les façons dont est gouverné le vivant.

Chaque séance donnera lieu à l’intervention d’un.e invité.e à partir de ses travaux de recherche ou de sa pratique professionnelle. Le séminaire se propose d’ouvrir les pistes de réflexion suivantes à l’issue de chaque intervention. Comment le vivant est-il gouverné ? Quelle position sociale le vivant occupe-t-il dans ces modes de gouvernance ? Comment étudier les relations politiques du vivant en passant des politiques des humains aux politiques du vivant ? Que nous révèlent les controverses de ces modes de gouvernance sur la construction politique du vivant ?

► Programme

Date(s)
Le 21 octobre 2026