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Sahar Aurore SAEIDNIA
Postdoctoral researcher
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Institut français du Proche-Orient (Ifpo) |
Academic and Professional Background
2023- Chargée de recherche à l’Ifpo Beyrouth
2021-2022 Chercheuse postdoctorale Contrat pont – ERC Starting, ULB
2019-2021 Chercheuse postdoctorale COFUND MARIE CURIE – ULB, REPI/OMAM
2017-2019 Chercheuse postdoctorale Fondation Gerda Henkel, accueillie à l’IREMAM
2018-2021 Chargée de cours, Science Po Aix, Département de science politique
2016-2017 Chargée de cours, Université Paul Valéry – Montpellier 3, Département AES
2015-2016 ATER à mi-temps, Université Paris Dauphine, Département de science politique
2013-2014 ATER à temps plein, Université de Montpellier 1, Département de science politique
2011-2012 Monitrice à mi-temps, EHESS, Département Territoires, Société et Développement
2009-2010 Chargée de cours, Université Paris XIII Nord, département Sciences sociales
2008-2011 Allocataire de recherche, EHESS
Research topics
Action publique en contexte de « crises » ; Santé publique et santé mentale ; Circulations transnationales des modèles et instruments de gouvernement ; Transformations de l’État ; Genre et Intersectionnalité ; Gouvernements autoritaires
Research programme
« Santé en crises. Se soigner au Liban aujourd’hui »
Comment se soigne-t-on lorsque les médicaments et le matériel médical ne sont plus accessibles ? Comment peut exister un droit à la santé dans un contexte où les inégalités politiques, sociales et économiques organisent jusqu’aux plus fins plis du quotidien de la majorité des populations, où des centres de santé sont bombardés, et où la guerre est un possible constamment réactualisé ? Ce sont à ces questions, particulièrement saillantes dans le Liban contemporain, mais qui débordent le contexte de crises actuelles, que ce projet propose de répondre. Il propose de documenter, à partir d’enquêtes empiriques et de regards disciplinaires variés, ce que les « crises » – économique, sociale, environnementale, etc. – font concrètement aux droits à la santé. Pour ce faire, je prends au sérieux les logiques de fragmentation des droits de santé, de précarisation économique, politique, sociale des vies qui organisent l’accès aux soins bien avant les « crises » sanitaires, politiques, des réfugiés, sociales, financières et économiques de ces dernières années. Je privilégie une entrée par les parcours de soins en santé mentale, ce qui me permet d’articuler l’analyse du politique, du biographique et du biologique pour penser le système de santé et des circulations et représentations des corps ensemble sur la longue durée.